
1 – Choisir un nom de domaine.
Un choix important, et bien sur le premier pas à faire. Le nom de domaine doit être simple mais différent, facile à mémoriser et assez explicite. Ce n’est pas toujours si simple, car les possibilités sont vastes, et beaucoup de noms sont déjà retenus. Faites d’abord des recherches sur votre navigateur pour tester des url voisines, puis allez sur un site vendeur de nom pour avoir une idée plus complète des adresses disponibles. Pour savoir qui est le propriétaire d’un nom, vous pouvez utiliser l’équivalent de l’annuaire: whois.net. Certains domaines, comme pour le téléphone, sont sur liste rouge, et les coordonnées des propriétaires ne sont pas publiques.
2 – Déterminer une identité graphique
L’identité graphique doit pouvoir se résumer se résumer en une phrase. Le site exPress a pour identité graphique le longbaord, dans une ambiance bleu des mers du sud pour évoquer la facilité, et une typo ronde pour la convivialité. L’identité graphique de Orange, c’est moderne, mode, technologique et dynamique — typo light sans empattement, couleur orange grise et noire. Il s’agit de décider des grandes lignes: typo classique ou fantaisiste, couleur neutre ou ensoleillée, harmonie fédératrice ou signes de reconnaissance destinés à un tribu. Avec un règle à retenir: plus la cible est grand public, et plus l’identité doit être simple.
3 – Choisir une typo, une couleur
Commencer par choisir une famille de typo, et une tendance de couleur suivant leur symbolique naturelle. Vous affinerez ensuite votre choix à l’aide d’un spécialiste, tout en sachant que les typos de l’internet sont choisies au sein d’une famille. Exemple si l’on souhaite avoir un titre en Arial, le code destiné à la mise en forme est: « font-family: arial, helvetica, sans-serif ». A éviter: les typos gratuites qui ne sont pas toujours aux normes, mais l’exercice qui consiste à utiliser au presque au hasard la pipette de Photoshop pour choisir les couleurs. Les très beaux livres japonais de design consacrés à la couleur sont un piège, ils n’utilisent pas les même encres qu’en occident, et ne peuvent donc pas servir à choisir des couleurs.
Les typos peuvent se résumer en quelques grandes familles:
- Serif (empattement) pour évoquer le classicisme, la lecture, le style
- Sans Serif pour la technicité, la modernité, le design
- Scriptes pour l’humain, la proximité
- Décoratives, pour la fantaisie, l’humour, le particularisme
Les couleurs et leur arrangement apportent une symbolique forte au design d’interfaces. Elles peuvent être perçues de manières différentes selon les cultures:
- rouge pour le feux, le danger, l’excitation, la passion, l’actualité, mais en Chine la prospérité
- jaune, la plus joyeuse, pour l’optimisme, la spontanéité, symbole de noblesse au Japon
- orange pour le dynamisme, la qualité, mélange de l’énergie du rouge et la joie du jaune
- bleu, reposante et rassurante, pour la douceur, la facilité, la fidélité et la sincérité
- vert, pour la vie, la nature, plus il est pâle, plus il est apaisant. L’argent aux Etats unis.
- rose, décourage l’agressivité, symbolise la sensibilité et la douceur maternelle
- marron, la terre, les racines, la solidité, la stabilité, la confiance et l’humilité
- gris, définition même du neutre, union du blanc innocent et du noir coupable
Lire les articles relatifs: 10 belles scripts.
Pour les choix typo: typographyforlawyer.com
4 – Définir une charte graphique
La charte graphique est un document regroupant tous les éléments nécessaires à la réalisation des éléments de communication d’une marque. C’est un ensemble de règles qui facilite toutes les utilisations des typographies, des couleurs et des images. Il faut toujours la définir avant de se lancer dans le design d’une interface. Les principaux éléments sont le logo, la navigation, le titre de page, le texte, le titre d’encadré, le texte d’encadré, les notes, les commentaires, et les liens.
5 – Choisir un logo et une signature
Les plus beaux logos sont toujours les plus simples, par exemple le logo de SONY, juste un nom écrit dans une typographie intemporelle. Il est souvent accompagné d’un symbole graphique et toujours souligné par une signature. Ces trois éléments doivent résonner ensemble, pour donner du sens et créer une émotion. La signature, est très importante dans le web design car elle est lue immédiatement, juste après le logo. Je suis assez fier de la signature que j’ai inventée pour Meetic: « All you need is love ».
Le plus beau site pour en savoir plus: BRAND NEW. Ou le parfait film LOGORAMA.
« Plus les logos sont décoratifs, plus ils se noient ».
6 – Structurer son projet
Après la forme, il est maintenant temps d’avoir une idée plus précise du contenu du site, c’est bien sur le plus important. La structure type d’un site est celle de ce blog: Actualité, Produit, Service, Exemple, Contact. Mais il est possible d’imaginer autre chose. L’architecture de l’information, est un joli terme qui désigne les études, mêlant la diffusion juste du contenu avec les règles d’ergonomie de l’interface. L’œil suit un parcours de lecture a des vitesses différentes, suivant des lignes connues, et la main pilotant l’interface déclenche les actions précises.
7 – Rencontrer un spécialiste
Un webmaster, un web designer indépendant, ou une web agency, tout dépends de la taille de votre projet de votre projet et de vos préférences, mais il est bon de consulter un spécialiste, même si vous choisissez de ne faire qu’un blog standardisé. A éviter: le petit neveu du cousin de la concierge qui sait faire des sites.
8 – Ecrire une bio et choisir une photo de portrait
De loin, l’exercice le plus difficile, il n’est jamais aisé de parler de soi, de son travail, de sa vie, c’est paniquant, stressant, voire douloureux. Pourtant l’exercice est indispensable, le grand succès de l’internet est la mise en relation d’individus.
9 – S’inscrire sur les réseaux sociaux
Facebook, Twitter, Linkin, Viadeo. Vous pouvez aussi choisir de ne pas le faire, comme de refuser l’usage du téléphone portable. Facebok va devenir un outil mondial, Twitter a déjà prouvé que c’est un média d’information unique, des postes et des contrats sont proposés volontairement uniquement sur Linkin ou Viadeo, une bonne façon d’éliminer de la liste des postulants ceux qui n’y sont pas.
10 – S’inscrire sur les sites de partage
Dailymotion, Vimeo, et Youtube pour les vidéos, Flickr pour les images, Issuu pour les documents en pdf. Vos documents sont stockés et facilement consultables, et autre avantage, ces espaces d’échanges vont agir comme des satellites de votre site, des postes avancés qui vont drainer du trafic et améliorer votre référencement.
11 – Acheter un hébergement
Suivre pour cela les conseils de son spécialiste, et éviter absolument les hébergements à prix cassés qui risquent d’être ultérieurement un casse-tête infernal pour votre webmaster. Vous avez besoin d’une base de donnée, et certains hébergeurs proposent aussi des solutions e-commerce faciles à installer. Ce blog est hébergé par claranet.
12 – Choisir une adresse e-mail
Vous avez un site et un nom de domaine, il est temps d’oublier l’adresse que vous avez choisie il y a dix ans. Une adresse comme monstudio@mapetite-entreprise.com, c’est mieux que mapetite-entreprise@wanadoo.fr. Par l’intermédiaire de l’interface client de votre hébergement vous pouvez créer des alias e-mail, c’est à dire rediriger n’importe quelle adresse vers une boîte. Il ne faut pas confondre une boîte et une adresse. Quand votre adresse est choisie, vous devez créer une boîte e-mail correspondante sur votre ordinateur habituel. Le mode d’emploi est toujurs disponible sur le site de votre fournisseur d’accès. Eviter les adresses commençant par info, ou contact, trop souvent utilisées par les spammers.
13 – Installer un cms
Je vous conseille naturellement d’adopter WordPress, élu meilleur cms open-source en 2009. Un cms (content management system) est un outil de gestion de contenu, qui permet d’éditer très facilement des articles et de les mettre en ligne, son principe de base est la séparation du contenu regroupé dans une base de données, et des informations de présentation à l’intérieur de gabarits gérés par des feuilles de style (css). Ce blog est propulsé par WordPress. Pour ceux qui doutent encore: le site du magazine Wired est réalisé avec WordPress.
14 – Définir les tags, titre, description, mot-clefs
Voici une opération tellement indispensable qu’on l’oublierai presque. Ces tags sont indispensables aux moteurs de recherche et vous permettent de contrôler l’affichage des résultats. Le titre est souvent le nom de votre activité, suivi d’une proposition, la description résume le contenu de votre site, ou de votre page. Les mot-clefs sont une sélection d’expressions importantes du contenu, les cind premiers, dits primaires, sont les plus importants.
15 – Ecrire les textes et réunir les images
Aie, aie, aie, encore un moment de stress: il va bien falloir maintenant remplir toutes ces pages. Faire un site est souvent une bonne façon de classer ses documents, de mettre de l’ordre dans son activité, et c’est parfois très complexe, surtout qu’il faut absolument résister à la tentation de mettre en ligne toutes ses archives.
16 – Editer, réécrire, corriger
Sans apprendre par cœur le code de typographie des correcteurs, et le manuel du parfait secrétaire de rédaction, il est bon de connaître quelques règles. Le texte s’organise en paragraphes courts mais denses, séparés par une ligne de blanc. La lecture est un acte réflexe, et dès le premier inconfort, elle s’arrête et passe à autre chose. Une virgule mal placée, un espace blanc inutile, des effets de typo intempestifs ruinent la qualité d’un texte. La grande erreur des débutant est de vouloir faire tout lire en soulignant les effets. Inutile d’abuser des couleurs, des gras, et des changements de taille.
Voir aussi: Orthotypographie, le lexique des règles typographiques de Jean-Pierre Lacroux http://www.orthotypographie.fr. On y trouve l’essentiel des règles de la typo française et aussi d’utiles conseils concernant cette activité un peu spéciale qu’est la correction de textes, sur Internet comme sur papier.
17 – Apprendre à traiter les images
Même si l’on peut uploader n’importe quoi sur un site, la qualité des images fait toute la différence entre un site pro et un blog amateur. Il faut savoir faire deux choses: recadrer une image à la dimension prévue, et l’optimiser pour le web. Il est préférable d’optimiser les images pour le web avant de faire un upload. Cette opération diminue très fortement le poids des images et assure un affichage rapide. Les images doivent être en 72dpi. Lors de l’upload WordPress vous propose trois réglage de taille: miniature, taille moyenne ou taille réelle. Ces données sont réglables dans la rubrique Réglage/Médias.
18 – Définir un formulaire de Contact
Emplir des champs de formulaire sur un site internet est devenu une opération courante de notre vie quotidienne. Ces formulaire permettent surtout de contrôler les contacts, comme de demander obligatoirement un numéro de téléphone. Il y a bien sur un plug-in WordPress pour réaliser des formulaires facilement modifiables, ce blog utilise Contact-Form 7.
19 – Corriger l’ensemble visuel avec un web designer
Ouf, vous avez un site en ligne, avec du contenu et une interface. Très bien, maintenant il ne faut pas oublier une dernière étape: finir de ranger le chantier, passer un dernier coup d’éponge, polir, affiner, uniformiser, et faire de votre création un produit fini, agréable à l’œil. Scanner l’ensemble de site avec une obsession: simplifier.
20 – Ne pas oublier les mentions légales
La loi pour la confiance dans l’économie numérique, impose d’apposer sur votre site, le nom du responsable de la publication, la raison sociale de l’éditeur ainsi que le nom et l’adresse de l’hébergeur. Normalement les web designers et les web agency, font toujours cette page, mais ne les oublier pas si vous faites votre site vous même.
21 – Imprimer l’ensemble du site et le relire
Bon sang de bonsoir, sur un écran on ne voit rien, on laisse passer toutes ces très désagréables fautes d’orthographe, les imprécisions, les redondances. Une seule solution: tout imprimer, relire et faites relire. N’oubliez pas que même les très grands journalistes font souvent relire leurs articles par leur voisin de bureau.
22 – Installer les statistiques
Ouvrir un compte chez google stats, enregistrer votre site, récupérer le code et l’installer dans le fichier footer.php, juste avant la dernière balise body. Avec une peu de surveillance, on fini par savoir comment les internautes arrivent sur le site et ce qu’ils y font. Google propose aussi d’accompagner ses statistiques par des outils de e-marketing, un peu hermétiques mais très performants.
23 – Soumettre le site aux moteur de recherche
Une opération assez simple, il faut indiquer aux moteurs de recherche que le site existe. Chaque moteur a ses pages dédié, pour les retrouver, il suffit de saisir « add url » dans la recherche de votre navigateur. Google, pour Yahoo c’est un peu plus compliqué (comme d’habitude) et à Bing.
24 – Soumettre le site aux annuaire
Las annuaires sont très nombreux, mais certains sont tout à fait fantaisistes. le plus important est dmoz. A éviter absolument: les échanges de liens avec des annuaires fantaisistes, qui cherchent à caser leurs logos, systématiquement affreux.
25 – Créer une page pro sur Facebook
Facebook propose des pages pro: un excellent moyen d’entretenir ses contacts et de diffuser sa communication. Elles peuvent devenir des mini-sites et fédérer des communautés d’utilisateur. Si vous ne posséder pas le minimum de connaissance de l’html, un site permet d’animer ces pages: facebooktab
26 – Acheter des mot-clefs
Encore un effort pour faire connaître votre site, acheter des mots clefs est efficace, mais c’est aussi indispensable, il est préférable que Google et les autres moteurs vous considèrent comme un client. Attention, les mot clefs très demandées, comme par exemple —vente de voiture— peuvent être très chers. Facebook permet de bien cibler une campagne d’achat, Yahoo qui privilégie l’insertion d’annonce dans du contenu relatif est à ne pas oublier, Bing, est le dernier venu sur cet eldorado.
27 – Déposer des liens vers son site
Contenu attractif, achat de mot clefs, optimisation des tags, c’est bien, mais ce n’est pas tout. Pour être bien classé dans les résultats, un site doit communiquer avec les communautés de l’internet et donc être cité par d’autres sites: c’est le linkbuilding (dépôt et échange de lien), qui permet d’améliorer le PageRank (un des algorithme Google) de votre site.
Le principe est simple: se mettre devant son écran (derrière on vois moins bien) et chercher des forums, des blogs et des espaces qui vont pouvoir accueillir un commentaire et un lien pointant vers votre site. Ces traces doivent être pertinentes, inutile si vous vendez des voitures de faire des commentaires sur les sites de coloriages.
28 – Choisir une technologie de newsletter
Les newsletters permettent bien sur de diffuser une information précise à un public, d’accroître le trafic et les ventes d’un site, mais aussi, et c’est le grand avantage, de connaître les réactions du lecteurs grâce au marquage des liens et à l’analyse des statistiques. On sait parfaitement qui a cliqué sur quoi. C’est un outil de e-marketing très puissant. Les solutions les plus sophistiquées, comme emailvision que j’utilise, ont des accords avec les fournisseurs d’accès, et les messages ne sont pas marqués comme étant du spam, 95% des envois arrivent à destinations. D’autres solutions payantes comme ConstantContact sont faciles à utiliser, et MailChimps qui possède un plugin WordPress, est gratuit pour un usage modéré de 3000 envois par mois. Top !
29 – Acheter des bannières
Et oui, il faut faire un minimum de pub, c’est comme distribuer des flyers quand on organise une soirée, ou tracter sur les marchés quand on est militant. Si les grandes campagnes d’affichage sont des opérations de publicité sophistiquées et très onéreuses, certains affichages sur des blogs ne coûtent pas plus que 20 € la semaine pour 5000 visiteurs par jour. C’est pas si mal.
30 – Tests utilisateurs
Boire un verre avec des amis en regardant votre site, et tenir compte de leurs commentaires pour faire évoluer le site, c’est ce que l’on nomme les tests utilisateurs. Une étape importante : on peut se rendre compte par exemple que l’internaute tente de cliquer sur une image alors qu’aucun lien n’a été prévu à cet endroit, ou qu’une idée que l’on croyait bonne est un désastre…